![]() | Partez pour un séjour de 3 jours en totale immersion dans un village rural des hauts plateaux. Vous y serez accueilli par une association villageoise indépendante et autonome. Ambohiborona est un site pilote d’accueil villageois dans la région Vakinankaratra. Une équipe de douze villageois suit une formation de 2 années (2008 et 2009) avec Tohana Cellule technique tourisme dans le cadre d’une coopération Auvergne Vakinankaratra. L'association "Furcifer" peut vous accueillir pour un séjour, après réservation auprès de la
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. Lors d’un séjour test, nous avons partagé des tranches de vies avec les villageois d’Ambororona. En voici un bref récit. |
| Aller simple pour AMBOHIBORONA. | ||
| Ambohiborona n'est pas à proprement parler un village mais plutôt un bourg rural, la commune compte tout de même 22 000 habitants, dont plus de 2000 dans le bourg principal où nous avons séjourné. Isolé des axes routiers par les montagnes de l'Ankaratra, ce bourg est à environ 4 heures de piste d'Antananarivo et 3 d'Antsirabe. Il n'y a pas d'électricité, le téléphone portable ne passe pas, vous comprendrez donc aisément qu'il ne faut pas y aller sans avoir prévu le retour, voir plusieurs moyens de retour (on n'est jamais trop prévoyant à Madagascar). | ![]() |
| Association "Scorpions": | ||
| Les maisons d'accueil de l'association "Scorpions" sont situées à l'extrémité nord du bourg, vue sur les rizières, on oublie donc très vite l'agitation du centre. Notre accueil fut simple ce dimanche après midi. Visite des chambres très bien tenues et décorées, des sanitaires rudimentaires mais propres et de la salle de repas malheureusement un peu obscure, comme le sont souvent les maisons malgaches. Toute l'équipe est là, chacun se présente à l'appel de son nom. Carol, guide de l'association et parlant bien français nous fait un petit discours de bienvenue avant de nous présenter le programme du lendemain | |
L'équipe a choisi de proposer les animations de soirée avant le "sakafo"(1), nous passerons donc la fin d'après midi et le début de soirée dans la cour à jouer au "fanorona"(2) et aux dominos. Lorsque les joueurs de flûtes arrivent, il fait presque nuit, leur musique agréable comble l'attente du repas. Le petit déjeuner du lundi fut copieux et raffiné. Œuf sur le plat, "mofogasy"(4), "menakely"(3), riz rouge, café et jus d'ananas chaud. C'est le ventre trop plein que nous allons découvrir un remarquable site géologique d'orgues basaltiques qui aux yeux de ses usagés est exploité comme simple "carrière de basalte". Cette randonnée accessible à tous durera quatre heures au fil des découvertes de la faune, de la flore endémique et de minéraux dont tout prélèvement est malheureusement "fady"(5). | |
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Un peu de vocabulaire : 1-sakafo : Repas malgache. 2-fanorona : jeu de société populaire. 3-mofogasy : textuellement pain (mofo) malgache (gasy), petits beignets de riz pilé. 4-menakely : textuellement petit (kely) rouge (mena), beignets frits. 5-fady : interdit par superstition, par coutume ou par la loi. |
| Laissez vous baigner dans une ambiance atypique, au petit goût de "Far-West", | |
avec le passage des charrettes sur les pistes chaotiques, l’éloignement et cependant l’animation de la vallée avec son activité agricole importante et l'absence de toute trace de modernité. Bruits de charrettes, claquements de fouets et plaintes de zébus, pas de klaxon, pas de moteur, pas de sonnerie de téléphone, pas de radio. Vous êtes au cœur d'un film... | |
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| L'atelier de charrettes. | |
![]() | Pour vous immerger davantage, l'atelier de charrettes et sa forge vous plongent un peu plus dans cette époque authentique Une forge rudimentaire est installée au fond de l'atelier, elle est simplement constituée de deux pistons pour attiser un brasier. Les assemblages des pièces de bois sont simples, sans chevilles, le tout est ensuite bridé et boulonné. Elles sont munies d'un système de freinage assez sophistiqué, témoin d'une certaine modernité. L'artisan utilise du bois dure et léger, comme le "varango", qui donne aux charrettes une durée de vie importante : environ 20 ans, mais le prix est en conséquence et ici, à Ambohiborona comme partout dans les hautes plateaux, être propriétaire d'une charrette est un signe de richesse. Il n’y a que quelques artisans fabricants de charrettes sur le bourg et chacun fait son modèle, en utilisant toujours les mêmes peintures et motifs. Il y a donc comme une harmonie entre toutes les charrettes du village, telle une série de voiture à la mode. |
| Un film documentaire ! | ||
Ce séjour se déroule en semaine, nous sommes mardi matin, au lever du jour. Contrairement aux autres séjours (en week-end), il y a une certaine effervescence dans le village. Asseyez-vous et regardez. Vous êtes dans un film documentaire en vrai! C'est un va-et-vient incessant, chacun vaque à ses occupations. Pendant que les femmes partent aux champs avec leurs paquetages sur la tête, les collégiens les croisent en tenue scolaire, chaque école se distingue par sa couleur. Les charrettes pleines et vides se croisent dans le vacarme et la poussière. | ||
| La Poterie d'antan. | ![]() | |
À 30 minutes de marche agréable du bourg, se trouve un atelier de poterie. Carol nous propose d'aller rendre visite à la potière pour qu'elle nous explique son travail. L'atelier se situe dans un petit hameau bordé d'arbres fruitiers le long d'une rivière. La potière nous y attend, elle a exposé quelques fabrications en cours et d'autres cassées qu'elle ne peut plus vendre. Toutes ses productions achevées sont disponibles chez ses enfants au centre du bourg qui assurent leur commercialisation les jours de marché. Son atelier et extrêmement rudimentaire : une petite pièce dans laquelle elle bat et malaxe la glaise qu'elle est allée chercher très loin à pieds, la terrasse où sèchent les fabrications en cours pour consolider chaque étape, et derrière la maison un emplacement prévu pour y faire un feu de paille pendant plus de 10 heures pour cuire les récipients (appelons cela un four). Quasiment aucun outil, sinon quelques lames, un bâton-pilon et un socle en pierre. En la regardant travailler, nous admirons la régularité et la précision de ces gestes. Ceci n’a rien d’un artisanat de foire touristique, de démonstration, ou de musée. C’est un travail artisanal vivant, fabricant des objets utiles de la vie quotidienne. Nous passerons avec plaisir au village pour acheter quelques jarres et cruches en souvenir de cet instant magique. | ||
| Savez-vous plantez du riz ? À la mode… | ||
En fonction de la saison, il y toujours quelque chose à faire dans les champs : repiquer le riz, les "brèdes", récolter le riz, les légumes de contre-saison, retourner ou sarcler la terre, planter le cresson dans le lit de la rivière … Vous aurez donc l'occasion, en fonction des propositions de l'association de partager une demie journée avec les paysans en les aidant dans leurs travaux agricoles. En fin d'activité, un passage à la rivière est vivement conseillé, et tellement agréable. Ces activités ont donné l'occasion aux touristes de programmer une future visite en novembre ou en février prochain, pour récolter le fruit de leur modeste labeur. | ||
![]() | La montagne aux scorpions. Cette randonnée est l'activité phare du séjour. Vous partez pour la matinée faire une petite ballade sur une colline, non loin du village pour vous mesurer aux Scorpions! Arrivés sur le site, chacun s'exerce à soulever des petits rochers sous lesquels attendent ces dangereux arachnides. L'émotion et la trouvaille y sont garanties, tellement il y en a. Heureusement ceux-ci ne sont pas très agressifs et vous ne risquez que quelques frayeurs. |
| Les membres de l’association nous réservent quelques surprises pour la dernière soirée que nous partageons ensemble… | |
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Demain, il faudra se préparer à retourner à nos vies urbaines, emplies de coup de klaxons, d'odeurs d'échappements, de bruits de moteurs et de modernité. Mais si nous voulons refaire une pause, nous savons maintenant où aller : dans la vallée de l'Atsonjorano, au cœur de l'Ankaratra, à Ambohiborona. Contactez-nous si vous souhaitez effectuer un séjour de ce type ou pour plus d’informations sur le programme "Tourisme et développement" de "Tohana - Cellule technique". Toutes les photos dans notre galerie-photos: Villages des Hautes Terres |























